Le plus grand rongeur du monde
Il existe deux espèces de cabiais : le grand cabiai, que nous accueillons à Branféré, et le cabiai de Panama. Originaire d’Amérique du Sud, on le retrouve du Venezuela au nord-est de l’Argentine, mais aussi en Colombie, dans les Guyanes, au Pérou, en Bolivie, en Équateur, au Brésil, au Paraguay et en Uruguay. Son habitat de prédilection se compose de plaines inondées, de marais, de marécages et de berges humides, toujours à proximité d’une source d’eau.
Le capybara est le plus grand rongeur du monde, avec un poids pouvant varier de 25 à 70 kg. Il mesure environ 50 cm au garrot et de 1 à 1,30 m de long. Il possède quatre doigts aux pattes avant et trois aux pattes arrière, ce qui lui permet de courir jusqu’à 35 km/h.
Adapté à la vie aquatique, il nage avec aisance grâce à ses pieds partiellement palmés, et seuls ses yeux, ses oreilles et ses narines dépassent de l’eau. Il peut rester immergé jusqu’à cinq minutes, dormir dans l’eau et fermer ses narines lorsqu’il plonge. Ses dents, comme chez tous les rongeurs, poussent en continu et sont particulièrement puissantes.
Que mange le capybara ?
Herbivore, le capybara se nourrit principalement d’herbe et de plantes aquatiques, mais peut aussi consommer des céréales, des fruits, des écorces d’arbres et divers végétaux. Sa ration quotidienne peut dépasser les trois kilos.
Son alimentation varie selon la saison : durant la saison des pluies, il privilégie l’herbe, tandis qu’en saison sèche, il se tourne vers les roseaux plus abondants. Particulièrement adapté à digérer la cellulose, il est coprophage : il mange ses propres excréments pour récupérer les bactéries nécessaires au bon fonctionnement de sa flore intestinale, et peut également régurgiter sa nourriture pour la mâcher de nouveau, comme un ruminant.
Vie sociale et reproduction chez cette espèce
Animal grégaire, le capybara vit en groupes familiaux de dix à trente individus, menés par un mâle dominant. Ces groupes peuvent se retrouver autour d’un point d’eau en saison sèche et former des rassemblements de plus de cent individus. Les mâles possèdent sur le museau une glande odorante, le morillo, qui sécrète une substance cireuse utilisée pour marquer le territoire et dont la taille reflète la position hiérarchique. Une autre glande, située près de l’anus et présente chez les deux sexes, sert également à marquer leur environnement. Les capybaras passent la majeure partie des heures chaudes dans l’eau ou dans la boue, ne se nourrissant qu’en fin d’après-midi ou en début de soirée.
La reproduction est polygame et se déroule exclusivement dans l’eau, généralement juste avant la saison des pluies. Si la femelle refuse l’accouplement, elle plonge ou sort de l’eau. La gestation dure environ cinq mois, au terme desquels la femelle met bas une portée de deux à huit petits, déjà bien développés, les yeux ouverts et couverts de poils. Rapidement, ils suivent leur mère pour brouter. Ils grandissent au sein d’une « crèche » où les femelles du groupe prennent soin d’eux et les allaitent.
Menaces et la conservation de cette espèce
Le capybara doit faire face à de nombreux dangers. Il est la proie du caïman, du jaguar et de l’anaconda. Si le caïman ne l’attaque pas sur la terre ferme, il devient redoutable dans l’eau. Les individus trop jeunes, malades ou inattentifs risquent de perdre un membre ou la vie lors de ces attaques. Le jaguar, quant à lui, reste son principal prédateur terrestre : s’il parvient à surprendre un capybara loin d’un plan d’eau, l’issue est souvent fatale.
L’homme représente aussi une menace importante : sa viande et sa graisse sont recherchées, cette dernière étant utilisée dans l’industrie pharmaceutique. Sa peau, de grande qualité, est employée en maroquinerie et sa fourrure sert à la fabrication de gants. Les agriculteurs le considèrent parfois comme un nuisible lorsqu’il s’attaque aux cultures. La déforestation et l’assèchement des zones humides accentuent encore la pression sur l’espèce.
Malgré ces menaces, le capybara est aujourd’hui classé en « préoccupation mineure » sur la liste rouge de l’UICN, mais la préservation de ses milieux naturels reste essentielle pour assurer sa survie à long terme.

Carte d’identité
- Classe : Mammifères
- Ordre : Rongeurs
- Famille : Caviidés
- Distribution géographique : Amérique du Sud (du Venezuela à l’Uruguay)
- Habitat : forêt, savane, milieu humide
- Sociabilité : groupe
- Taille corps : 60 cm
- Poids : 35 à 65 kg
- Longévité : 10 ans
- Gestation : 5 à 6 mois
- Naissances : jusqu'à 7 petits
- Alimentation : plantes aquatiques, herbes, graines
- Menaces : Chassé pour sa viande et sa peau
Le saviez-vous ?
Voir sans être vu !
Cet excellent nageur n’hésite pas à s’immerger pour réguler sa température, s’accoupler et pour se camoufler. Seuls, ses narines, ses oreilles et ses yeux alignés au sommet de la tête, affleurent à la surface de l’eau. Il peut alors sentir, entendre et voir sans être vu ! Ce qui représente un réel atout pour échapper à ses prédateurs (jaguars, pumas et anacondas).
Oiseaux et cabais
Régulièrement des oiseaux viennent se poser sur leur dos, se laissant traîner tranquillement sur quelques mètres. Les oiseaux en profitent souvent pour manger les parasites se trouvant dans leurs poils. Mais ce n’est pas tout, des lapins et même des singes ont déjà été observés sur le dos des capybaras.
L’alerte et la fuite, son meilleur bouclier
Il n’est pas agressif et préfère la fuite au combat. Quand un prédateur est détecté, les capybaras vont émettre un cri pour prévenir leur congénère et tous vont se jeter à l’eau pour se réfugier (comme les hippopotames).

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