Aussi appelé l’hippopotame nain
Reconnaissable par sa petite taille et son dos arrondi, l’hippopotame pygmée peut se déplacer aisément au travers de la végétation dense. Sa peau grise est dépourvue de poils, parfois brillante ou huileuse, elle le protège des rayons du soleil et des infections. Il possède des doigts légèrement palmés et une dentition adaptée à sa nutrition herbivore.
Herbivore discret, il se nourrit de fougères, feuilles larges, fruits tombés, racines, tubercules et plantes aquatiques.
On retrouve l’hippopotame nain, en milieu naturel, dans les forêts tropicales humides d’Afrique de l’Ouest, principalement au Libéria, avec de plus petites populations au Sierra Leone, en Guinée et en Côte d’Ivoire. Il fréquente les zones de marécages, cours d’eau forestiers, forêts primaires et zones boisées à proximité de l’eau. Ces espaces d’eau lui permettent notamment de réguler sa température et d’hydrater sa peau.
Animal solitaire, il est très territorial. Les mœurs de reproduction sont encore peu connues et difficiles à étudier dans la nature.
Après une gestation d’environ 6 à 7 mois, la femelle met au monde un unique petit, qu’elle allaite et cache pendant plusieurs mois. Le petit est sevré vers 8 mois, accompagne sa mère dès ses premiers mois, et atteint la maturité sexuelle entre 3 et 5 ans.


Menaces et conservation sur l’espèce
L’espèce est classée En danger (EN) sur la liste rouge de l’UICN, avec moins de 2 500 individus estimés à l’état sauvage.
Ses principales menaces sont la déforestation, la perte de son habitat (conversion agricole, exploitation du bois), le braconnage pour la viande, parfois pour ses dents et les conflits humains.
Des populations sont protégées dans des zones comme le parc national de Sapo au Libéria, où l’espèce survit malgré les guerres civiles. Le Programme Ex-Situ Européen (EEP) auquel nos animaux participent, joue un rôle crucial pour préserver la diversité génétique. Cette espèce est visible dans environ 70 parcs zoologiques en Europe, dont 10 en France, notamment à Branféré.
Carte d’identité
- Classe : Mammifères,
- Ordre : Cétartiodactyles,
- Famille : Hippopotamidés
- Distribution géographique : Afrique de l’ouest
- Habitat : forêt tropicale humide
- Sociabilité : solitaire
- Taille corps : 1 m (1,5 à 1,7 m de long)
- Poids : 160 à 250 kg
- Longévité : 35 ans
- Gestation : 6 à 7 mois
- Naissances : 1 petit
- Alimentation : herbes, plantes terrestres et semi aquatiques, feuilles, racines, fruits et fougères
- Menaces : Chasse (viande de brousse) + déforestation (exploitation du bois et développement des villages) + pollution des eaux + conflits armés
Le saviez-vous ?
Un hippopotame qui préfère la terre ferme
Il est moins bien adapté à la nage que le grand hippopotame car ses yeux et ses narines sont plus bas, l’obligeant ainsi à lever la tête pour respirer. En contrepartie, ses pattes longues et musclées l’avantage sur la terre ferme.
Un sentier odorant
La queue du mâle porte de longues soies raides, disposées en peigne de part et d’autre de son extrémité. L’animal s’en sert pour répandre sur toute la végétation environnante, le jet d’urine qu’il lâche lorsqu’il marque son territoire. Il projette aussi régulièrement ses excréments de la même façon. Dans le milieu naturel, cette technique lui permet de créer un chemin bien définis à travers la forêt.
Protection solaire intégrée
Comme son grand cousin, l’hippopotame pygmée ne transpire pas, il ne peut pas réguler sa température interne. Pour refroidir son corps, il possède des valves musculaires puissantes au niveau des oreilles et des narines.
Pour éviter que sa peau ne se dessèche et pour lutter contre la chaleur, celle-ci sécrète un mucus rose, appelé « sueur sanguine » qui brunit en séchant créant alors une protection solaire efficace.

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