L’okapi, un animal solitaire appelé la “girafe des forêts”
L’okapi est reconnaissable par sa fourrure couleur chocolat ou marron avec des rayures blanches au niveau des pattes, d’autres zones comme le visage sont plus claires également. Sorte de petite girafe, il fait partie de la même famille d’ailleurs, l’okapi possède des pattes arrière plus courtes que les antérieurs.
Autres points communs avec la girafe : les ossicônes sur la tête chez les mâles et la langue préhensile souvent bleue/noire et particulièrement grande !
Pour ce qui est des dimensions, un individu adulte mesure environ 1,50 m mais peut mesurer jusqu’à 1,80 m au garrot et atteindre 350 kilos. C’est à peu près le gabarit du cheval. Fait étonnant, la femelle est souvent plus grande que le mâle.
Les oreilles peuvent bouger de manière indépendante afin de rester toujours attentif aux bruits alentour. Il a d’ailleurs une ouïe très développée.
Où trouve-t-on l’okapi en milieu naturel ?
L’okapi vit actuellement dans un seul pays d’Afrique : la République Démocratique du Congo (anciennement le Zaïre) où il est endémique et vit surtout dans le Nord-Est du pays : dans la forêt équatoriale de l’Ituri.
Son habitat est strictement la forêt dense équatoriale. Il est dépendant de la régénération des arbres dans les sous-bois.
Qu’est-ce que mange l’okapi ?
Herbivore ruminant et plus précisément folivore (feuilles, végétaux, bourgeons, branches, fruits ; champignons, fougères), il possède 4 estomacs comme la girafe et la vache.
Cueille la nourriture avec sa langue et ses lèvres préhensiles, l’okapi peut manger jusqu’à 30 kg de nourriture par jour.
Capable de consommer du charbon de bois durant des incendies pour lutter contre des maux de ventre dus à la consommation de certaines plantes toxiques. Ils lèchent aussi l’argile pour absorber les sels et minéraux.
Vie sociale et reproduction
Animaux solitaires, les okapis ne se rencontrent à l’état sauvage qu’en période de reproduction. Une période qui a lieu généralement de mai à juillet, mais peut s’étendre sur la totalité de l’année.
La gestation dure 15 mois (comme la girafe), une femelle peut porter un seul petit tous les 2 ans. Le nouveau-né reste caché dans le sous-bois pendant environ sept semaines (dans un nid).
Très discrets, ils sont difficiles à observer (très craintifs et vivant dans en forêt équatoriale ombragée et dense, à l’écart des hommes) et cela pourrait expliquer leur découverte tardive.
Ils marquent leur territoire et le délimitent en urinant et en sécrétant par des glandes situées entre leurs sabots.
Ils vocalisent un peu, par toussotement ou bruit de sarbacane, avec des infrasons comme les éléphants et girafes pour la communication des femelles et leurs petits.


Menaces et actions pour la conservation pour l’espèce
Menacé par les activités humaines (déforestation, etc.) et le braconnage (peau et viande). L’espèce a beaucoup souffert des conflits humains armés en Afrique centrale.
En 2013, la population estimée est entre 10 000 et 15 000 individus sauvages, mais il est très difficile d’avoir un chiffre exact étant donné la complexité à les observer. En 15 ans la population aurait diminué de 50%.
Basé directement en République Démocratique du Congo où les okapis sont endémiques, L’Okapi Conservation Project a pour mission de protéger l’habitat naturel de l’espèce et tous ses habitants.
Si la République Démocratique du Congo est peut-être le pays le plus riche en biodiversité du continent africain avec la présence de gorilles, d’éléphants ou encore de bonobos, le pays est immense et le projet de conservation a choisi de se baser dans le Nord-Est. C’est donc dans l’Okapi Wildlife Reserve : une réserve de faune sauvage classée à l’UNESCO, qu’œuvre l’OCP.
Cette forêt classée de 13 700km² accueille la plus grande population d’okapis, d’éléphants de forêt et de chimpanzés du pays, le lieu idéal pour concentrer les efforts. Les supports proviennent de parcs zoologiques, dont Branféré, de fonds de conservation et de donateurs privés.
À Branféré cette espèce fait aussi l’objet d’un programme EEP.
Que faire pour aider cette espèce en danger ?
- apprendre à les connaître,
- recycler nos vieilles batteries de téléphone contenant du coltan, dont l’extraction minière est importante en République démocratique du Congo. Plus on recycle, moins les mines sont actives et leur exploitation contribue grandement aux menaces sur l’espèce.
- Faire un don à l’Okapi Conservation Project
- Acheter un produit sur leur boutique en ligne

Carte d’identité
- Classe : mammifères
- Ordre : Cétartiodactyles
- Famille : Giraffidés
- Menaces : Il resterait entre 5000 et 10000 okapis dans le monde - Braconnage - Dégradation de son habitat (exploitation minière et culture sur brûlis) - Instabilité politique et conflits armés
- Distribution géographique : République Démocratique du Congo
- Habitat : forêt tropicale humide
- Sociabilité : solitaire
- Taille corps : 2 m
- Poids : 180 à 320 kg
- Longévité : 30 ans
- Gestation : 15 mois
- Naissances : 1 petit
- Alimentation : feuilles, branches
Le saviez-vous ?
Mystérieuse chimère : entre cheval et girafe
Sa taille, sa corpulence et ses longues pattes zébrées ont d’abord amené les scientifiques à le classer parmi les équidés. En réalité, il fait partie de la famille de la girafe avec qui il partage plusieurs points communs : un long cou, deux «ossicônes» sur le haut du crâne et une longue langue préhensile.
Un pansement gastrique contre les plantes toxiques
L’okapi consomme parfois de grandes quantités de plantes, comme l’euphorbe, qui sont toxiques pour d’autres espèces. Pour soigner les désagréments liés à ces végétaux, il consomme du charbon de bois, qu’il trouve après des incendies de forêts, ou de l’argile.
Protéger leur progéniture
À la naissance, le jeune arbore déjà sa robe d’adulte qui lui assure dès ses premières heures un bon camouflage. Le jeune est capable très rapidement de têter et suit sa mère au bout de deux jours. Il passe le premier mois de sa vie tapi dans un nid au milieu de la végétation, sans même déféquer afin de limiter déchets et odeurs, qui pourraient attirer les prédateurs.


Où peut-on observer l’Okapi au domaine de Branféré ?
Vous pouvez observer cet animal mystérieux au parc de Branféré dans la fôret des okapis qui est situé sur la zone africaine du parc.
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