La fondation de France présente

Un domaine dédié à la nature

Conservation animale

Agir en faveur des espèces menacées

Conserver la biodiversité est devenu une mission majeure pour les parcs zoologiques du XXIe siècle qui y consacrent tous leurs efforts. Les populations animales captives sont ambassadrices des populations en milieu naturel et permettent leur sauvegarde au travers de différentes actions. Près de 400 espèces animales ont pu voir leur statut de menace diminuer grâce au travail des parcs zoologiques : réintroduction, partage de connaissances, recherche, aide et financement de programmes de sauvegarde sur le terrain. Ces dernières années, une étroite collaboration s’est formée entre la communauté des parcs zoologiques et l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) afin d’orienter efficacement les actions de conservation des espèces.

La conservation ex-situ ou hors du milieu naturel

La conservation ex-situ rassemble toutes les actions réalisées au sein des parcs animaliers et de leurs réseaux régionaux, nationaux et mondiaux. Elle consiste à maintenir des populations animales viables à long terme en captivité au travers de programmes d’élevage. L’objectif étant d’assurer différentes missions fondamentales grâce aux animaux hébergés : éducation et sensibilisation du public, recherche scientifique et parfois même réintroduction dans le milieu naturel.

 

Pour cela, les parcs zoologiques européens participent au sein de l’EAZA (Association Européenne des Zoos et Aquariums) à des programmes d’élevage en captivité : les EEP (European Exsitu Programm). Le responsable d’un EEP, appelé coordinateur, gère un registre (le studbook) où il recense tous les individus de l’espèce donnée avec leurs origines, âges et parentés. Il émet ensuite des recommandations auprès des différents parcs inscrits dans ce programme afin de garantir la plus grande diversité génétique possible dans la population et éviter la consanguinité : formation de couple, déplacements entre parcs, arrêt de la reproduction…

Le parc de Branféré accueille plus de 35 espèces en EEP dont les rhinocéros indiens, les manchots de Humboldt, les girafes, les makis vari roux, les grues du Japon ou encore les tamarins pinchés.

Quand la réintroduction dans la nature devient possible !

La réintroduction dans la nature n’est pas l’objectif final de tous les programmes de reproduction. Bien souvent, les objectifs sont plutôt la pédagogie, la récolte de fonds pour la conservation in-situ ou la recherche. Et pourtant, lorsque les effectifs d’une espèce nécessitent un renforcement et que les conditions sont réunies dans le milieu naturel (aires protégées, milieu favorable disponible, projets avec les populations locales…), la réintroduction est possible et on parle alors d’élevages conservatoires.

Un très long travail de terrain est nécessaire avant toute réintroduction afin d’en assurer le succès. Une fois cela accompli par les organismes sur le terrain, les parcs zoologiques peuvent donc reproduire des espèces dont les individus sont destinés à un retour dans le milieu naturel. Entre 1954 et 2014, les parcs zoologiques ont participé à 260 projets de réintroduction de 154 espèces : oryx d’Arabie, Pigeon rose de Maurice, Roussette de Rodrigues, vautour fauve, ibis chauve, bison d’Europe, bernache d’Hawaï, tamarin lion doré, grue cendrée, panthère de perse, escargots partula, condor des Andes, gypaète barbu, cheval sauvage de Prsewalski, gazelle dorcas…

A Branféré, nous reproduisons la cistude d’Europe (tortue aquatique) pour un programme de réintroduction en Savoie : 2 lâchers ont déjà eu lieu en 2016 et 2018 avec de jeunes tortues nées au parc.

La conservation in-situ ou en milieu naturel

Elle rassemble toutes les actions possibles pour un parc sur le terrain. Certains établissement peuvent créer leurs propres projets de sauvegarde d’une espèce dans son milieu naturel mais la plupart apportent surtout leur soutien à des organisations sérieuses déjà existantes : ONG, associations, gouvernements … Ce soutien est avant tout financier et permet de nombreuses actions essentielles : création d’aires protégées, études et suivis des populations, achat de matériel de pistage, construction de centres de soins ou de reproduction, lutte contre le braconnage, sensibilisation des populations locales… Tous ces projets se font avant tout en étroite collaboration avec les populations locales afin  de créer un équilibre qui mène à la préservation du milieu naturel.

Le soutien des zoos ne se limite pas au financement. Le partage des données scientifiques et d’élevage, l’envoi de matériel ainsi que le déplacement de personnel sur place font aussi partie intégrante de la collaboration entre parcs et programmes de terrain.

 

Branféré soutient plusieurs programmes de conservation en milieu naturel :

–        Le programme RAJAKO soutenu en partenariat avec la Fondation de France et la Fondation pour la Nature et l’Homme : conservation des primates dans quatre zones du globe.

–        Les campagnes de conservation de l’EAZA : en 2018-2019 la campagne « Silent Forest » pour la sauvegarde des oiseaux chanteurs d’Asie du Sud-Est

–        L’ONG Save the Rhinos : préservation des populations de Rhinocéros unicornes en Inde